Emilie Vanvolsem nous apprend à dessiner la biodiversité

L’OCCE 43 accueillait du 15 au 17 mai l’illustratrice naturaliste franco-belge Emilie Vanvolsem, qui a toujours dessiné et accompagnait son papa ornithologue dans les contrées sauvages d'Europe pour observer toutes sortes de bêtes et leurs traces. Dessinatrice des enquêtes Porté disparu créées par l’OCCE à destination des élèves de CM, Emilie a dessiné les fresques illustrant le milieu de vie des six espèces, métropolitaines ou ultra-marines, qui se raréfient : l’écrevisse à pattes blanches, la pie-grièche à tête rousse, la posidonie, le grand rhinolophe, l’agrion hasté et la tortue verte.

C’est dans ce contexte que plusieurs écoles ont reçu la dessinatrice. Les élèves ont en effet mené au préalable l’une des enquêtes Porté disparu et compris les cinq causes de déclin de la biodiversité (d’après le classement de l’IPBES). Enquêter sur une espèce permet de créer un lien particulier avec elle, un attachement. Apprendre à la dessiner, c’est apprendre à l’observer encore davantage et à la découvrir sous un autre angle. Après une présentation de son travail et un échauffement (car, comme le confie l’illustratrice jeunesse, être dessinateur nécessite un entrainement très régulier et donc un échauffement, comme pour le sportifs!), Emilie Vanvolsem a donc proposé aux élèves de s’essayer à des techniques de dessin : pochoir, tracé des détails puis mise en couleur par le jeu des dégradés à partir des couleurs primaires. Un rendu assez spectaculaire qui a fait la fierté des élèves, quel que soit leur niveau de dessin et une belle rencontre avec Emilie Vanvolsem dont les livres documentaires aux éditions du Ricochet ravissent les enfants. Emilie n'a pas manqué de dessiner un animal pour chaque classe avant de le dédicacer.

    

  

Mais les adultes n’ont pas été en reste sur ce projet. L’OCCE 43 a profité de la venue de l’illustratrice pour proposer un atelier aux enseignants lors de la journée de formation dédié aux aires éducatives et à la biodiversité, le 15 mai à Saugues. A partir d’éléments naturels récoltés (fleurs, bâtons, lichen, écorce, feuilles), ces derniers ont redécouvert le plaisir du dessin. Ils ont aussi constaté le calme et la concentration que nécessitent ce type de travail, ce qui a suscité des idées pour la classe !